Sur une fiche technique de lunettes de protection, on trouve souvent une suite de lettres et de chiffres — 1, 2, 3, F, B, A, 9... — qui semble réservée aux initiés. Ce marquage répond à la norme EN 166, la référence européenne pour les protecteurs oculaires individuels. Ce n'est pas un détail administratif : il détermine si une paire de lunettes correspond réellement au risque auquel un professionnel est exposé. L'équipe West Optic fait régulièrement le point avec des salariés, des artisans et des responsables d'entreprise qui doivent choisir un équipement de protection oculaire (EPI) sans toujours savoir décoder ce marquage. Voici comment il fonctionne.
ToToutes les lunettes de protection vendues en France doivent répondre à la norme européenne EN 166, qui encadre les exigences générales des protecteurs oculaires individuels. Cette norme définit deux grandes familles d'informations :
Sans cette classification, deux paires de lunettes qui se ressemblent visuellement pourraient offrir des niveaux de protection très différents.
La classe optique se lit directement sur la monture ou l'oculaire :

Pour un professionnel qui porte déjà une correction visuelle et qui doit associer sa vue et sa protection au quotidien, ce point est important : une classe 3 portée toute la journée finit par fatiguer l'œil, même si la protection mécanique est correcte.
Ce sont les lettres qui suivent souvent le marquage EN 166 :
D'autres marquages précisent des protections spécifiques :
C'est cette combinaison (classe optique + symbole de résistance + symbole de risque spécifique) qui permet de choisir une paire réellement adaptée à un poste de travail, plutôt qu'un modèle générique.
Avant de choisir des lunettes de protection professionnelles, trois questions à se poser :
C'est la question qui revient le plus souvent en magasin : faut-il porter une surlunette de protection par-dessus sa correction habituelle, ou existe-t-il une solution intégrant directement les verres correcteurs ? La réponse dépend du poste, du niveau de risque et du confort recherché sur la durée d'une journée de travail. L'équipe West Optic étudie cette question au cas par cas, en fonction de votre ordonnance et de votre environnement professionnel, pour vous orienter vers l'équipement le plus adapté à votre correction.
Non, ce n'est pas un niveau de qualité mais un usage : la classe 3 est prévue pour un port occasionnel, pas pour toute une journée de travail.
Oui, le marquage CE avec les symboles correspondants doit être visible directement sur la monture et sur l'oculaire, pas seulement sur l'emballage.
Oui, c'est même une obligation de l'employeur dans le cadre du document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP), qui doit préciser l'EPI requis par poste.
L'équipe West Optic peut vous accompagner dans cette analyse en fonction de votre poste, en complément de l'évaluation des risques réalisée par votre employeur.



